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A comme ange
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Quand il devint blanc il fut le bourreau de Béthune. Toujours sa main de fièvre se penche sur Marie Pour lui annoncer des magies souterraines |
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B comme brasier
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Monte et suinte de l'écorce, fait les naissances latentes Et les morts miraculeuses |
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C comme ciel |
Dans les profondeurs de son ombre de pâle glycine Il y a toujours une lampe pour en ranimer l'éclat. Dans ses plis de rideaux de neige : la solitude. |
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D comme diamant |
Enchante la misère par sa lumière abstraite. A souvent des odeurs d'alcôve sur la gorge des sirènes Qu'il transforme en d'étranges nymphéas ouverts au plus offrant. |
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E comme éclair |
Au losange du ventre est comme une fumée d'orange, D'amour brûlé et d'étreintes aux arômes du sud. Ensevelit les spasme par l'entrebâillement d'un tissu amarante. |
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F comme flamme |
Astrolabe et cambrure. Phénix et frôlement des hanches sous la cendre. Toison de bête boréale aux rousseurs de louve lasse. |
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G comme galaxie |
Préau des mondes orphelins Hors du temps, prolonge les enfants allusifs. Leur souffle sur la vitre devient des étoiles de givre. |
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H comme halo de lumière |
Prend forme de gisant sur les fresques le soir Semble un couple déclinant Qui finit, nostalgique, de sombrer vers le large. |
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I comme illumination |
Hibou à prunelles de soufre Bec des tempêtes rimbaldiennes Icebergs de la métempsychose. |
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J comme Jupiter |
Craquait comme une armoire paysanne Dut attendre des trains de nuit dans le désastre des gares Avant de bramer dans leurs couloirs. |
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K comme Kaléidoscope |
Leurs balafres de lumière Donnent la primeur aux éclats des couleurs c'est un soir de pluie sur un air de reggae. |
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L comme Lune
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En plus belle des femmes Elle a un harmonica accroché à ses lèvres de mémoire Le passant nocturne y retrouve sa maison astrale. |
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M comme mars |
Silhouette errante Fantôme de l'autre rive du temps Lorsque s'effondre le pont du crépuscule. |
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N comme Néon |
Lueur d'ornière familière Si lointainement familière Inexplicable porte d'un cinéma de quartier. |
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O comme Obscurité |
Prélude à l'illimité Vague tropisme où la mort s'aventure Et nous approche du fond des couloirs. |
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P comme Phare |
Hautbois pour l'étrangeté de la mer Veut se séparer des rocs millénaires Où se ramifie le corps pétrifié du silence. |
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Q comme Quasar |
Bord glacé de l'ombre Goudron d'ombre à relent de muscade Séisme des rues grises. |
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R comme Rubis |
Comme une rose éclose seulement de l'intérieur A la couleur du sang des songes Où déferle le temps sur un pont de fer. |
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S comme Soleil |
Etranglement des brumes Au point du jour sur le talus d'aurore Tente d'effacer nos penchants nocturnes. |
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T comme ténébrescence |
Passe dans les pourpre et les fruits d'automne Fait le verger en fièvre Et les chambres en sève. |
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U comme Uranus |
Orgue à brouillard Testament d'os, de sanglots, de brindilles Cocaïne des champs d'orties. |
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V comme Vitrail |
Garde l'insondable profondeur de l'âme Grimoire à fondre dans les flaques de sa lumière. Effrite le noir en débris. |
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W comme Warning |
Ses coups de serpe et scansions en rafales Jonchent la mémoire mécanique Pour que l'indifférence se déchire. |
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X comme Xanthie |
Croix noire de son spasme Trépanation des pierres de folie Glas des roseaux endormis. |
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Y comme Yoga |
Velours et broderies des prairies prénatales Gestes sanctuaires et tango Fouet dans le boudoir. |
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Z comme Zodiaque |
Coulisse sans heurt sur son ogive Pour certains se crispe comme l'idéal Dans la longue habitude de la pointe de leurs soirs. |